Si un conducteur disposant d’un bonus a plus de chances d’obtenir un rabais sur sa cotisation d’assurance ou d’obtenir des contrats plus avantageux, celui qui accumule les sinistres sera sanctionné d’un malus. Or celui-ci fragilise sa position car il pourrait subir une surprime, voire une résiliation de la part de son assureur. assurance auto pour malussé.

Cas des conducteurs sinistrés malussé

Chaque cas de figure est traité différemment selon le profil du conducteur, la nature des sinistres et leur fréquence. Par exemple, il faut savoir qu’une accumulation de petits sinistres pourtant mineurs mais faisant jouer une garantie (bris de glace) peuvent amener l’assureur à résilier votre contrat, ce même si ce sont les seuls sinistres dont vous êtes responsable.

Aussi, le malus appliqué n’est pas le même selon votre responsabilité. Vous pouvez être majoré de 25% sur votre cotisation d’assurance si vous êtes responsable d’un sinistre mais ce pourcentage se réduit de moitié si la responsabilité de l’accident est partagée. Autre point à savoir, la majoration de la prime d’assurance s’applique pour les sinistres survenus avant les deux derniers mois du contrat. Ceux survenus durant durant ces 60 derniers jours sont comptés dans le calcul du prochain contrat.

Se tourner vers des assurances spécialisés "conducteur malussé"

Avec un malus trop important, plusieurs assurances préféreront ne prendre aucun risque et pourront refuser de vous assurer ou alors avec une surprime importante. Cependant, de plus en plus d’assureurs, notamment en ligne, se sont spécialisés dans la prise en charge des conducteurs malussé. Ils leur proposent une couverture de base (responsabilité civile minimum) mais à un prix plus abordable que ceux proposés par les compagnies classiques.

Selon votre degré de malus, ils pourront vous proposer un certain nombre de garanties complémentaires afin de s’adapter à votre profil et de faire en sorte que vous soyez assurés comme un conducteur classique.

Éviter de devenir malussé

Si personne n’est pas à l’abri d’un accident, il est cependant possible d’éviter le malus rédhibitoire. Outre prendre soin de sa conduite, le conducteur peut soigner son profil en optant pour un véhicule adapté. Les voitures polluantes, neuves ou puissantes font généralement gonfler la note car étant davantage exposés, que ce soit pour une panne, un accident ou un vol. Avec un véhicule standard, l’automobiliste peut assurer ses arrières de ce point de vue. Évitez aussi de le prêter à des personnes réputées comme étant des profils à risque, surtout s’ils ne sont pas conducteurs secondaires.

Enfin, le Code des assurances spécifie que seuls les accidents responsables provoquent un malus. Autrement dit un accident causé par une personne ayant volé le véhicule ou emprunté à son insu ne provoquera pas de malus. Idem si le sinistre provient de circonstances particulières telles qu’une tempête, un orage, du verglas... Ce sont des cas de force majeure mais qui sont sujets à débat selon votre degré d’assurance et l’interprétation de votre assureur. Par exemple une collision avec un animal sauvage en forêt sera considéré comme prévisible et peut donc faire l’objet d’un malus.

Exemple du bonus malus : Le cas à ne pas dépasser

Pour rappel, le bonus et le malus sont calculés selon un pourcentage d’augmentation ou de diminution appliqué sur votre prime d’assurance : 5% de diminution par année sans sinistre et 25% d’augmentation par sinistre responsable. Le coefficient de base est à 1, il peut baisser jusqu’à 0,5 (14 ans sans incident) et peut augmenter jusque 3,5, soit 250% du montant de base. Deux années sans sinistre ramènent le coefficient à son point de départ pour les conducteurs malussé.